Il faut considérer deux types de vitrines : celles qui sont ouvertes sur l’extérieur et doivent  permettre de repérer immédiatement la marque ou le type de produits tout en attirant la clientèle, et les vitrines intérieures qui sont disposées dans le magasin pour présenter des produits en particulier : bijoux, articles de maroquinerie, parfums, produits alimentaires, etc.

Pour l’éclairage des vitrines, tous les systèmes évoqués jusqu’alors sont possibles : éclairage général, de mise en scène, d’accentuation, localisé ; on peut jouer sur les contrastes, les ombres, les transparences et les taches de lumières, programmer plusieurs séquences d’éclairage pour animer la vitrine. Quelle que soit la mise en lumière retenue, il faudra porter une attention particulière au choix des lampes car il faut savoir que l’animation lumineuse n’est possible qu’avec certains types de sources et il sera également nécessaire de déterminer le nombre de circuits d’alimentation pour éventuellement distinguer un éclairage de jour d’un éclairage de nuit.
S’il n’y a pas de recette à proprement parler, il est cependant conseillé de réaliser un  éclairage plutôt diffus pour les jouets, dirigé pour le prêt-à-porter ou les chaussures ou bien encore intensif pour les bijoux. Dans tous les cas, il est préférable d’utiliser des projecteurs orientables pour éviter tout risque d’éblouissement et faciliter une certaine polyvalence. Parfois, la bonne vision d’un étalage peut être gênée par des images dues à un éclairage extérieur important. On peut y remédier en utilisant soit des auvents extérieurs qui réduisent, dans la partie haute de la vitrine, l’importance de l’éclairage réfléchi, soit des glaces antiréflexions de forme bombée (concave) ou légèrement inclinée, soit en éclairant l’intérieur de la vitrine suffisamment pour neutraliser les effets de l’éclairage naturel. A noter que dans une vitrine donnant sur une galerie commerçante couverte, on aura besoin, pour se distinguer, d’un niveau d’éclairement plus important que dans le cas d’une vitrine sur rue; d’où l’intérêt d’utiliser des luminaires efficaces et des lampes économes.
Certains magasins disposent, en plus de l’éclairage intérieur de la vitrine, d’un éclairage spécifique de l’enseigne si celle-ci n’est pas lumineuse par elle-même. Celui-ci est destiné à éclairer les lettres, motifs ou graphismes. En règle générale, il faut faire en sorte que la distance à laquelle une lettre est encore visible ne dépasse pas 40 fois la hauteur de celle-ci. Attention : il n’est pas conseillé de se servir de l’éclairage de l’enseigne pour la vitrine car il génère des reflets gênants et ne permet pas de mettre en valeur les objets présentés.
A l’intérieur du magasin, il est préférable d’installer un éclairage spécifique dans les vitrines elles-mêmes, soit par spots directionnels, soit en disposant des lampes fluorescentes sous les étagères pour éclairer les produits présentés dessous, soit par un tube fluorescent vertical, dans le cas d’une vitrine fermée pour surgelés par exemple. Pour les vitrines horizontales, tables présentoirs, il est possible de mettre en place un éclairage extérieur en renforçant l’éclairage général par un dispositif suspendu.

Beaucoup d’idées reçues circulent sur la décoloration des tissus ou des cuirs due aux lampes. Il faut savoir que la quantité d’UV émise par les lampes est bien inférieure à celle d’un jour d’été ensoleillé ou même d’un clair de lune. La décoloration est en effet fonction du taux UV reçu, du temps d’exposition du produit et de la fragilité des pigments.
Le simple bon sens recommande donc de veiller à une bonne rotation des produits exposés et à respecter la distance minimale aux objets éclairés préconisée par le luminaire.
Enfin, les matières et procédés ont beaucoup évolué : il existe aujourd’hui des normes internationales de mesure de la “solidité des teintures et impressions”, comme l’ISO 105-B02, avec des seuils d’acceptation préconisés, à laquelle la majorité des textiles et des articles de cuir sont aujourd’hui conformes.

(source syndicat de l'éclairage).